Il était une fois Paris…

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Il y a deux jours, la nuit était douce pour un mois de novembre, elle avait le goût du printemps. Tellement douce que vers 21h36 en bas de chez moi les pétards de nos enfances se sont mis à péter. Ça aurait pu être un 14 juillet, c’était un 13 novembre et il n’y avait plus rien d’enfantin à cette soirée. Paris s’est arrêtée de respirer, le coeur battant au rythme de la cruauté.

Il y a 4 ans, j’ai quitté ma province pour vivre à Paris. Cette ville qui me faisait rêver, sa culture, son brassage, son ouverture, ses soirées, ses habitants… Je voulais vivre au milieu de tout ça, je voulais en être, ne plus rien en rater. J’ai choisi de m’installer dans un arrondissement le 11ème. Je ne voulais que lui, être au milieu de tout, de tout ce qui me faisait rêver.

Il y a deux jours, ils ont touché à mon rêve, à ceux pourquoi j’ai tout quitté. Ils ont voulu tuer cette culture, ce brassage, cette grande ouverture, ces soirées…et ces habitants. Des personnes qui dansaient, s’aimaient, buvaient, marchaient et vivaient dans mon rêve.

Il y a deux jours, j’ai entendu le bruit de la répulsion, j’ai vu la course de la peur, j’ai vu les corps touchés par l’intolérance couchés au sol baignant dans ce qui les faisaient avancer tous les jours dans cette lumière parisiennes, j’ai perçu les cris en forme d’alarme, j’ai ressenti l’horreur.

Depuis quelque temps, je n’arrivai plus à écrire, quand on me demandait pourquoi, je répondais :  « Je suis heureuse, c’est plus difficile d’écrire quand on est heureux. »

Aujourd’hui j’écris pour dire que mon rêve est toujours un rêve et que personne n’arrivera jamais à le transformer en cauchemars, même vous qui prêchez le dieu pour la mort.

Il était une fois Paris
il était une fois la haine
il était une fois l’amour
il était une fois le malheur

Il était une fois Paris
il était une fois la vie.

3 réflexions au sujet de « Il était une fois Paris… »

  1. Un beau témoignage. J’imagine ce qu’on peut ressentir quand on le vit de l’intérieur.
    Le rêve est beau. Quand on rêve encore, c’est que rien n’est mort en nous.
    Je suis d’accord sur le fait qu’on écrit pplus facilement quand on est malheureux. C’est pareil pour moi. D’ailleurs, j’ai de nouveau envie d’écrire.

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